La semaine dernière, Culture Pub consacrait une émission au Street Marketing à la sauce 2.0. Pour ceux qui l’ont déjà vu et qui me connaisse, vous avez du remarquer deux passages furtifs dans lesquels j’apparais. J’étais interviewée sur le sujet pour expliquer de quelle manière aujourd’hui, avec Internet, les opés de street et le marketing alternatif de façon plus globale, prennent une nouvelle dimension et quels en sont les enjeux pour les marques. Je vous invite à regarder l’émission qui explique très bien, les nouveaux procédés utilisés par les marques, pour surprendre, séduire autrement leur cible, jouer la carte de la proximité et créer du lien, sans intermédiaire, ni média, auprès de leurs publics.
http://www.dailymotion.com/videoxftbogJe ne dis pas grand chose que la plupart des lecteurs de ce blog ne connaissant déjà ou dont j’ai déjà parlé ici. Evidemment sur l’ensemble de l’interview, où j’évoquais les phénomènes communautaires (happening, buzz,…) et l’approche « social media » avec l’obligation de relier le « on » au « off », seules quelques secondes ont été gardées, et c’est le jeu du média surtout sur une émission grand public. Malgré ma faible contribution, j’étais ravie de participer à l’émission, qui reste culte pour la génération des enfants de la télé et une bonne partie des publicitaires qui ont certainement grandi et ont été fortement influencés dans leur choix de carrière par l’amour des marques de Christian Blachas et cet univers si fun (de l’extérieur) de la communication. A ce sujet, c’est toujours marrant de mesurer l’effet « télé », qui permet à ta mère de comprendre que tu fais un vrai métier et à tes potes de primaire avec qui t’es resté en contact sur Facebook, de comprendre que ton utilisation (excessive) de Facebook, c’est pas parce que tu t’ennuies dans la vie ; )
Dans le reportage vous pourrez me voir apparaître après l’opération SNCF, dont j’avais parlé ici (dernière vidéo et opé), et que personnellement je n’apprécie pas, car elle consiste à valoriser les passions des individus qui sont mis en avant, à mon goût de façon outrancière et sans lien réel et direct avec l’apport de la marque SNCF. Du one shot avec des confettis à gogo pour emballer le tout. Quel sens derrière tout cela ? L’approche sociale (c’est la mode de montrer des vrais gens) ? Quel service rendu et valorisé auprès de la communauté d’usagers ? Si quelqu’un peut m’expliquer, je cherche toujours ce qu’on peut en retenir derrière l’effet chantilly, tarte à la crème, et surtout tarte quand même.

En revanche, juste après est montrée l’initiative du Facepark de Diesel que je trouve très bien et dont j’ai déjà parler à maintes reprises sur le blog (Web social: entre réseaux virtuels et culture “réelle” sous influences et ici Diesel monte d’un cran). Vous allez croire qu’à force de parler de Diesel, j’ai des actions et intérêts chez eux, pour tout vous dire, je ne suis même pas cliente. En revanche, il s’agit d’une des marques dont l’approche en community management me semble des plus pertinentes, créatives, et tendances, et forcément je ne peux qu’y être sensible. De la même manière qu’Ikea, dans un autre chose, que j’utilise en case study auprès de mes étudiants et dont j’ai appris au dernier Trend Observer d’Ipsos qu’elle était la marque préférée des Français (il n’y pas de grand hasard).
Diesel comme Ikea sont des marques qui ont compris qu’une approche de community management en s’appuyant sur les ressorts du « social media » n’est PAS et NE PEUT exister qu’en ONLINE et qu’il est nécessaire de créer du lien entre le on et off (On en parlait déjà ici: Cachez ce media que je ne saurai voir…)
Rééchanter le quotidien, descendre dans la rue, se réapproprier les codes de l’urban style et les détourner pour jouer la connivence et être plus proche des gens. Créer des « stupid events » qui proposent une expérience de marque qui réveillent l’individu 2.0 qui sommeillent en nous, c’est miser sur le « social » et les gens, pour les transformer en propres médias et relais du message de la marque.
Opération de Guerilla à Paris by Diesel
Défi « stupid » – Genève – Italie
Défi « stupid » – San Remo – Italie
L’expérience du social shopping by Diesel
=> Update: grâce à la contribution de Jean Noël. “Come in and be stupid on TV” sur 5th avenue à NY, qui filme les passants et les invite à se filmer. Les vidéos faites sont diffusées en boucle au magasin, 100% égo assuré ; )
Et pour finir avec des choses moins « stupides » (qui, que l’on aime ou pas collent parfaitement avec l’esprit de la marque), on vous propose de voir ou revoir l’initiative de Tropicana qui clôture l’émission, dans son intégralité. Simple, juste et belle, une idée poétique qui rappelle que pour plaire et interpeller, il n’est pas nécessaire de miser sur de la provoc’ ou descendre en dessous de la ceinture.
On peut également citer l’initiative de Diesel, à NY, qui filme les passants et les invite à se filmer : « Come in and be stupid on TV »
Les vidéos faites sont diffusées en boucle au magasin de la 5th avenue, sur le mur de TV.
De quoi se voir en grand
(Je peux te faire suivre une photo, si tu veux!)
Bravo pour ton passage, dans tous les cas!!!
Merci Jean Noël, avec plaisir si tu as un visuel ou lien sur la vidéo pour enrichir le sujet. See u soon !
Je dirais même que dans le cas de Diesel et Ikea, nous avons droit à de vraie plateforme de marque, totalement intégrées, qui ne se contentent pas de décliner un message pondu par le DC de l’agence lead, mais bel et bien une idée !
Même si je ne suis pas fan de l’approche « Be Stupid » (assez décorelée de la promesse produit), je dois avouer que Diesel est passé maître dans l’art de monter des dispositifs engageant pour ses communautés.
Une idée, un parti-pris, une cohérence, c’est marrant comme des choses aussi simples marchent quand elles sont assemblées ensemble.