Nous avons posté, il y a quelques jours, sur une des vignettes vidéo du bas du blog: ici (dont le rubriquage rose « ID à voir… » est cliquable, pour info), la bande annonce de The Social Network ou comment parler encore et toujours de Facebook, en version movie, cette fois-ci. Réalisé par David Fincher, à qui l’on doit Fight Club, The Game, Seven,… la sortie du film prévue le 1er octobre aux Etats Unis et le 13 octobre en France est consacrée à la grande idée de Mark. L’accroche du premier trailer teasing « you don’t get 500 billion friends, without making few ennemies » vient d’être complétée par une nouvelle bande annonce, qui dévoile les premières images du long métrage, consacré à Facebook. Entre teen movie ou thriller, le film adapté du roman de Ben Mezrich, The Accidental Billionaires, relate l’incroyable histoire du geek le plus connu d’Harvard et du monde, dont vous pouvez découvrir un extrait ci-dessous. Quant au résultat, rendez-vous dans les salles en octobre, pour en savoir plus.
A la grande habitude culturelle du web, on n’aura pas attendu longtemps pour voir, le teasing détourné par une version pied de nez vis-à-vis de Myspace, l’autre réseau qui n’aura pas survécu (et en tant qu’usager, on sait pourquoi) à la vague déferlante de simplicité d’utilisation de Facebook.
Trailer teasing « the social Network » = > Facebook
Reprise satirique = > Myspace
Comme nous pouvons le voir, avec la sortie de ce film (évènement), le web social et sa culture qui font régulièrement irruption dans les média traditionnels viennent désormais envahir la culture populaire et mainstream avec le cinéma.
Faut dire qu’avec 500 millions d’utilisateurs, je crois qu’on peut difficilement dire aujourd’hui que Facebook n’est pas grand public. Ce film devrait être l’occasion de sensibiliser les derniers résistants générationnels, au phénomène. Je souris en me remémorant des conversations très tranchées, il y a encore à peine 6 mois, lors d’échanges que j’avais avec des responsables d’agences spécialisées sur du « relationnel », où on m’affirmait que Facebook n’avait aucun potentiel « réel » de réseaux et de communication. Soit ! Evidemment, souvent ceux qui affirmaient haut et fort ce genre de positions, n’étaient pas eux-mêmes utilisateurs et pensaient que la culture du web social était réservée à un crépuscule de geeks pré-puberbs. Personnellement, j’ai toujours trouvé délicat de parler de sujets qu’on ne connaît et ne maîtrise pas, mais ayant fortement conscience de l’aspect générationnel de l’adoption de ces outils et usages et d’une certaine résistance naturelle au changement, je me suis toujours positionnée en support entre générations X et Y, pour expliquer la portée du phénomène et ses opportunités (mais aussi risques).
Depuis, certains sont revenus, notamment avec le phénomène des Apéros Facebook qui bien que décriés injustement (lire post sur blog perso: ici) a permis de prendre conscience de l’ampleur « réelle » du réseau virtuel. On m’a dit à ce moment-là avec un grand sourire, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». En travaillant sur les tendances et l’innovation, je comprends aisément qu’on puisse se sentir dépassé, et cela tombe bien, car derrière toute la phase d’évangilisation à laquelle nous nous prêtons (cf: post-précédent ici), la connaissance du websocial et de son évolution est un « vrai » job, que nous pratiquons à plein temps.
Toujours pour rester dans l’entremêlage culturel, pour ceux qui voient dans le web social des pratiques qui n’exercent d’influences, que sur le web et qui restent dans le virtuel, voici un projet « participatif », qui donnent vie et fait bien le lien, IRL (In Real Life).
Le projet « Life a Day » (Un jour, dans la « vraie vie »), organisé par Youtube et co-produit par Ridley Scott, est un documentaire expérimental réalisé par Kevin Macdonald proposant de regrouper des extraits de « vies » témoins. L’idée étant de proposer aux internautes (enfin aux gens du monde entier) de « fixer » le 24 juillet 2010, un moment de vie sur pellicule, pour la partager. Les vidéos les plus intéressantes et les plus originales réalisées par les UGC (User Generated Content) seront incluses dans le montage. A n’en pas douter, la participation à ce genre de projet d’envergure devrait être importante, à savoir derrière si les contributions seront de qualité et la réalisation permettra d’en extraire, un témoignage d’époque intéressant… affaire à suivre, mais cela donnerait presque envie d’y participer. Dans tous les cas, l’approche/accroche « entrez dans l’histoire » correspond exactement à la tendance un peu exhibo que les gens ont de vouloir « marquer » leur époque, en exposant leurs vies, en laissant une trace et en participant à un projet collectif, inédit et fou.
Cette tendance de fond (à laquelle je prends pleinement part avec ce blog) et qui est un des sujets évoqués dans le film documentaire « I’m the media » (dont nous parlons: ici) confirme cette sensation pressante à la fois de recherche d’expériences collectives et de témoignages d’exposition, à la « I was here ». Pas forcément négatifs, c’est ce qui fait que des projets marchent autant comme le « Lol Project » et attirent la participation de nombreux contributeurs. L’exposition de soi, un vaste et grand sujet d’époque, une des principales tendances dominantes des comportements de la gen Y.

S’il y a une marque qui a tout compris aux nouvelles tendances et comportements de leurs cibles jeunes, il s’agit bien de Diesel, qui depuis plus de 6 mois déploie une stratégie de communication réellement intégrée et 360° (si cela veut dire « réellement » quelque chose).
Un concept fort (en tout cas en affinité avec le positionnement de la marque et en phase avec sa cible) « Be Stupid » décliné sur un ensemble de canaux, de façon à optimiser chaque fois, les leviers et la nature du media, autant en « on » qu’en « off ». Un branding fort (qu’on aime ou pas) et qui montre une vraie stratégie de marque globale qui intègre dans leur approche digitale, le web comme media à part-entière pour toucher et multiplier les liens avec sa communauté. Autant les agences et annonceurs font encore une distinction, autant le consommateur online reste le même que celui qui ira acheter son jean en boutique.
Parmi ces superbes va-et-vient, qui flattent l’égo et valorisent la figure du client « Diesel« , une des dernières innovations de la marque (après la campagne print « Be Stupid », l’opé « street marketing », la borne intéractive permettant de partager sur Facebook ses essayages avec ses amis: ici, le shooting « Be stupid en magasin » organisé au mois de juin) est le FacePark, dont le concept est à découvrir sur la vidéo. Que dire, à part que la marque optimise chaque fois, les allers-retours entre le réel et le virtuel, renforce le lien entre le « on » et le « off « et se positionne ainsi comme organisateur de la rencontre et support à la création d’intéractions entre les membres de sa communauté, qui se sont « stupidement » prêtés au jeu et on les comprend, cela devait être un moment sympa. Le tout, toujours à la sauce décalée Diesel, qui détourne et tourne en ridicule l’isolement derrière les écrans. Une belle initiative de community management, qui me conforte dans ma position d’énoncer et de rappeler chaque fois, que le CM, ce n’est pas du online, mais une manière de penser global (pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette notion, c’est ici).
Enfin pour finir ce billet dont l’idée principale articulée autour de la présentation de ces vidéos est de montrer qu’on ne peut pas continuer à raisonner en séparant, le « on » du « off » et continuer d’opposer la vie réelle au virtuel d’Internet. Evidemment le web social révolutionne les modes de communication et les modalités et degrés de relations sociales (et c’est tout ce qui me passionne et motive ma thèse en sociologie sur le sujet: voir blog personnel: ici). Or, ce à quoi, nous ne sommes pas encore préparés et que nous découvrons au fil des jours et de l’avancée de l’ampleur du phénomène, concernent les implications et répercussions d’ordre sociétal, nombreuses, et qui posent de nouvelles problématiques auxquels notre société doit faire face.
Si l’on perçoit le web et les media sociaux comme un prolongement, une extension de sa vie, IRL (car pour la majorité, nos amis sur Facebook sont normalement nos amis dans la vraie vie), les problèmes que nous pouvons y croiser, sont bien réels (et je sais de quoi je parle). Voilà un exemple qui permettra de clôturer le sujet avec humour et faire le lien entre l’influence de la culture du web social sur l’internaute/le consommateur/l’individu/le citoyen, bref, cette figure multiple que nous sommes tous, avec un exemple qui parlera certainement à tout un chacun.
http://www.dailymotion.com/videoxe1h4e*****************************************************************************************************************************************************
Pour approfondir les notions évoquées dans cet article, retrouvez sur le blog:
Community Management: « Encore une idée floue? »
Social Media: Social Media: si les choses sérieuses commençaient ? //// Social Media Refresh !!! //// Social Media DETOX
Influence: Vu à la Télé: Internet, média le + influent //// L’influence qui rend « Gaga »
Facebook: Le grand méchant Facebook
Culture Web Social: La Coupe du Monde, comme si on n’y était (pas)
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[...] aspirations de leur cible, c’est Diesel, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler ici. Plan média de fou, personne n’a pu passer à côté de leur print en affichage et presse, [...]
[...] Diesel que je trouve très bien et dont j’ai déjà parler à maintes reprises sur le blog (Web social: entre réseaux virtuels et culture “réelle” sous influences et ici Diesel monte d’un cran). Vous allez croire qu’à force de parler de Diesel, [...]